Alger respire : Un vendredi sans voiture au cœur de la capitale

Alger, le 12 juin 2026 – Les bruits de klaxons et les vrombrissements des moteurs ont laissé place aux rires d’enfants et aux tintements des sonnettes de vélos. Ce vendredi, l’Assemblée populaire communale (APC) d’Alger-Centre a réitéré sa désormais traditionnelle manifestation « Journée sans voiture ». De la place Audin jusqu’à la mythique Grande-Poste, le cœur de la capitale s’est transformé en un immense boulevard piétonnier, offrant aux Algérois une véritable bouffée d’oxygène.

Une capitale réappropriée par ses habitants

Dès les premières heures de la matinée, les barrières de sécurité ont gelé la circulation automobile sur l’un des axes les plus denses d’Alger. Très vite, les familles, les cyclistes et les amateurs de rollers ont investi le bitume, redécouvrant l’architecture néo-mauresque de la ville sous un jour nouveau, loin de la pollution chimique et sonore quotidienne.

Plusieurs associations locales et organismes officiels ont profité de cette liberté spatiale pour installer des stands et des ateliers vivants. Au programme de cette journée :

  • Sensibilisation environnementale : Des ateliers éducatifs pour inculquer aux plus jeunes les réflexes du tri, de la préservation de la biodiversité urbaine et des dangers de l’oxyde de carbone.

  • Activités sportives : Des mini-tournois de ping-pong, des parties de boules, des toboggans géants et des courses de vélos improvisées sur des artères habituellement saturées.

  • Animations culturelles : Des scènes ouvertes accueillant des artistes de rue, des spectacles de clowns et des ateliers de peinture pour enfants.

Éveiller les consciences urbaines

Au-delà de l’aspect festif et récréatif, les organisateurs rappellent que l’objectif principal reste la sensibilisation. Un représentant de la commune présent sur les lieux souligne :

« Une journée sans voiture, c’est une démonstration concrète de ce que pourrait être une ville plus durable. Moins de gaz d’échappement, c’est instantanément plus d’oxygène, mais c’est aussi redonner au piéton l’espace public qui lui revient. »

Pour les commerçants du centre-ville, l’impact est double. Si certains craignaient une baisse de fréquentation due à l’absence de véhicules, le flux ininterrompu de promeneurs a finalement dynamisé les terrasses des cafés et les boutiques de la rue Didouche-Mourad.

L’événement s’est clôturé en fin d’après-midi, laissant derrière lui des visages souriants et, le temps d’un vendredi, un ciel algérois un peu plus bleu. L’initiative soulève une question récurrente chez les usagers : à quand une piétonnisation pérenne de ces axes historiques durant les week-ends ?

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