Groupe PSA: Le salaire de Carlos Tavares ne passe pas!
La rémunération du dirigeant du groupe automobile PSA Peugeot Citroën, qui a presque doublé en 2015 pour atteindre plus de 5 millions d’euros, a provoqué une polémique en France.
Cette rémunération a cependant du mal a être avalée par les travailleurs du groupe français. Jean-Pierre Mercier du syndicat CGT s’est ainsi dit mardi «révolté et écœuré» que M. Tavares ait «osé doubler sa rémunération» en 2015, ce qui lui a permis de toucher «14 500 euros par jour, samedi et dimanche compris, alors que les salariés, eux, ont obtenu une augmentation générale des salaires de 8 euros nets par mois» pour 2016.
Du coté de PSA on réplique que «la rémunération peut paraître importante à beaucoup de gens, je le conçois, mais elle n’est pas disproportionnée du tout» par rapport à celles d’autres dirigeants, a rétorqué le président du Conseil de surveillance du groupe, Louis Gallois. Cette rémunération découle «du formidable succès du redressement de l’entreprise (…), beaucoup plus rapide qu’espéré», a-t-il expliqué à l’AFP.
Les objectifs du plan « Back in the race », à savoir la feuille de route 2014-2018 pour « accélérer la reconstruction du groupe » présentée en avril 2014 par Carlos Tavares »ont été réalisés dès 2015″, note le document de référence du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën. Ce plan comportait trois éléments et « tous les objectifs ont été dépassés », a estimé le conseil de surveillance.
Il faut savoir que PSA, avec ses marques Peugeot, Citroën et DS, est le premier groupe automobile français, avec 2,97 millions d’unités produites l’année dernière.
Le groupe, fortement touché par la crise de l’automobile européenne, s’était retrouvé début 2014 au bord du dépôt de bilan et n’avait dû son salut qu’à l’intervention de l’État français et de la société automobile chinoise Dongfeng, tous deux entrés au capital à hauteur de 14%.
M. Tavares avait été nommé à la présidence du directoire de PSA avec la mission de remettre ce groupe sur la voie de la rentabilité en suivant un plan, qui s’est traduit par des réductions de frais via notamment des efforts demandés aux salariés, une simplification des gammes et des cessions (scooters, club de football du FC Sochaux…). Il a permis au groupe de dégager un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros en 2015, un résultat positif pour la première fois depuis 2010.
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