Industrie automobile : le gouvernement accélère sur la sous-traitance et la plasturgie locale
Le secteur automobile algérien franchit une étape décisive dans sa stratégie d’intégration locale. Ce samedi 19 septembre 2026, le ministre de l’Industrie, M. Farid Kourtel, a présidé à Alger une réunion de travail stratégique réunissant les constructeurs automobiles agréés, les concessionnaires et les acteurs nationaux de la transformation plastique. Au cœur des échanges : l’accélération de la fabrication locale des composants plastiques destinés aux chaînes d’assemblage de véhicules.
Cap sur un taux d’intégration élevé
L’objectif affiché par le ministère de l’Industrie est clair : réduire la dépendance aux importations et bâtir un tissu industriel local solide et interconnecté. Alors que plusieurs projets d’assemblage automobile prennent de l’ampleur à travers le pays, la question du taux d’intégration nationale devient la priorité absolue des autorités économiques.
Lors de cette rencontre, le ministre a insisté sur la nécessité de mobiliser l’écosystème industriel algérien pour approvisionner directement les usines de fabrication de véhicules. Les composants plastiques (pare-chocs, panneaux intérieurs, pièces de finition) représentent un segment clé où la compétence et les capacités de production locales existent déjà.
Partenariat stratégique : le rôle pivot de la plasturgie
Pour concrétiser cette orientation, des engagements précis ont été arrêtés lors des discussions :
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Mise à disposition des moules industriels : Les constructeurs et usines de montage s’engagent à fournir les moules technologiques et spécifications requises pour adapter la production aux standards des marques.
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Mobilisation du tissu public et privé : L’entreprise publique General Plastic Injection (GPI, filiale du groupe ACS) basée à Tissemsilt, ainsi que plusieurs plasturgistes du secteur privé, assureront la moulure et l’approvisionnement continu des pièces sur les chaînes de montage.
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Accompagnement institutionnel : Le ministère de l’Industrie s’est engagé à lever les contraintes bureaucratiques et à fournir un suivi rigoureux pour garantir le respect des cahiers des charges et des délais de livraison.
Vers une filière durable et autonome
Les représentants des acteurs de l’industrie automobile ont salué une démarche pragmatique qui permet non seulement de réduire la facture d’importation des composants, mais aussi de créer de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés sur le territoire national.
Cette rencontre s’inscrit dans la feuille de route globale de l’État algérien, visant à passer d’une simple activité de montage (CKD/SKD) à une véritable industrie automobile autonome et compétitive.

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