Classement 2025-2026 des producteurs et vendeurs de voitures en Afrique : le Maroc et l’Afrique du Sud dominent le marché
Par la rédaction
L’industrie automobile africaine poursuit sa transformation. Longtemps dépendant des importations, le continent voit émerger de véritables pôles industriels capables de produire des centaines de milliers de véhicules par an. Deux pays se distinguent particulièrement : le Maroc, devenu une référence mondiale pour les voitures particulières, et l’Afrique du Sud, qui reste le plus important constructeur automobile du continent en volume total de production.
Selon les données de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA) et de l’association sud-africaine NAAMSA, l’Afrique a produit près de 1,23 million de véhicules en 2025, soit environ 1,3 % de la production mondiale. Les ventes de véhicules neufs sur le continent ont, quant à elles, progressé d’environ 22 % par rapport à l’année précédente.
Classement des principaux producteurs automobiles en Afrique (2025)
| Rang | Pays | Production estimée |
|---|---|---|
| 1 | Afrique du Sud | 618 077 véhicules |
| 2 | Maroc | 501 965 véhicules |
| 3 | Algérie | Environ 53 000 véhicules |
| 4 | Égypte | Production en croissance |
| 5 | Nigeria | Assemblage limité mais en développement |
Les chiffres montrent que l’Afrique du Sud et le Maroc représentent à eux seuls plus de 91 % de la production automobile africaine. L’Afrique du Sud demeure le premier producteur en volume total grâce à son importante fabrication de véhicules utilitaires et de pick-up, tandis que le Maroc est désormais le premier producteur africain de voitures particulières.
Maroc : la montée en puissance d’un champion africain
En moins de vingt ans, le Maroc s’est imposé comme une plateforme industrielle stratégique pour l’industrie automobile mondiale. Les usines de Renault à Tanger et Casablanca ainsi que celles de Stellantis à Kénitra alimentent les marchés européens, africains et moyen-orientaux.
Le pays dispose aujourd’hui d’un réseau de plusieurs centaines d’équipementiers automobiles, d’infrastructures portuaires modernes et d’accords de libre-échange qui renforcent sa compétitivité. Le Maroc demeure également le premier producteur africain de voitures particulières.
Afrique du Sud : une industrie historique qui se modernise
L’Afrique du Sud reste le plus grand producteur automobile du continent en volume total. Le pays accueille plusieurs grands constructeurs internationaux, notamment Toyota, Volkswagen, BMW, Mercedes-Benz, Ford et Isuzu.
Face à la montée en puissance des constructeurs chinois et à la transition vers les véhicules électriques, le gouvernement prépare de nouvelles mesures destinées à renforcer la compétitivité de son industrie automobile.
L’Algérie accélère son retour
Après plusieurs années de ralentissement, l’Algérie relance progressivement son industrie automobile grâce à l’installation de nouvelles unités d’assemblage et à une politique favorisant la production locale. Avec environ 53 000 véhicules produits en 2025, le pays occupe désormais la troisième place du continent.
L’Égypte et le Nigeria misent sur la croissance
L’Égypte poursuit la modernisation de son industrie avec des investissements orientés vers les véhicules électriques et l’assemblage local.
Le Nigeria, malgré une forte dépendance aux véhicules d’occasion importés, demeure l’un des marchés les plus prometteurs grâce à sa population de plus de 220 millions d’habitants.
Les marques qui dominent les ventes en Afrique
Les ventes de véhicules neufs restent largement dominées par des constructeurs internationaux. Les marques les plus présentes sur le continent sont :
- Toyota
- Hyundai
- Suzuki
- Volkswagen
- Renault
- Nissan
- Kia
- Ford
- Peugeot
- Isuzu
Depuis quelques années, les constructeurs chinois comme Chery, BYD, Great Wall Motor et Jetour renforcent rapidement leur présence, notamment en Afrique australe, grâce à des modèles plus abordables et à une offre croissante de véhicules hybrides et électriques.
Les principaux défis
Malgré cette progression, plusieurs obstacles freinent encore le développement de l’industrie automobile africaine :
- une faible intégration locale des composants ;
- le coût élevé des infrastructures logistiques ;
- la concurrence des véhicules d’occasion importés ;
- un accès limité au financement automobile ;
- la lente adoption des véhicules électriques.
Des perspectives encourageantes
L’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre de nouvelles perspectives pour les constructeurs. En facilitant les échanges entre pays africains, elle pourrait favoriser l’émergence d’une véritable chaîne de valeur régionale.
Les analystes estiment que la croissance démographique, l’urbanisation et l’augmentation du pouvoir d’achat feront de l’Afrique l’un des marchés automobiles les plus dynamiques au monde au cours des deux prochaines décennies.
Conclusion
Le paysage automobile africain est désormais dominé par deux grandes puissances industrielles. L’Afrique du Sud conserve la première place en production totale de véhicules, tandis que le Maroc s’impose comme le leader incontesté des voitures particulières et de l’exportation. Derrière ce duo, l’Algérie, l’Égypte et le Nigeria cherchent à accélérer leur développement afin de répondre à une demande continentale en forte croissance.
La compétition devrait s’intensifier dans les prochaines années avec l’arrivée de nouveaux investisseurs, l’essor des véhicules électriques et le renforcement des échanges intra-africains.

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