Transport ferroviaire: La ligne Alger-Tamanrasset opérationnelle en 2028

Le projet d’interconnexion ferroviaire reliant le Nord de l’Algérie au Grand Sud franchit une étape cruciale. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réitéré sa ferme volonté d’achever et de mettre en service l’intégralité de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset d’ici la fin de l’année 2028, érigeant ce projet en priorité stratégique nationale.

Un horizon fixé à fin 2028 pour concrétiser le « projet du siècle »

Lors de récentes réunions du Conseil des ministres, le chef de l’État a ordonné l’accélération du rythme des travaux, qualifiant le chantier de véritable défi infrastructurel destiné à désenclaver les régions sahariennes et à connecter l’économie du Sud à la dynamique du Nord. Le président a insisté sur le respect rigoureux du calendrier pour que les citoyens puissent voyager par train depuis la capitale jusqu’aux portes du Sahara avant l’échéance fixée à 2028.

Axe du Projet Caractéristiques Clés
Tracé total Plus de 1 900 km traversant les hauts plateaux et le Sahara.
Nouveau tronçon prioritaire Lancement des travaux sur le segment Laghouat–Tamanrasset (plus de 1 500 km).
Bailleurs & Partenaires Soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD) et partenariats techniques.
Objectif temporel Mise en service opérationnelle à la fin de l’année 2028.

Un levier économique et stratégique pour l’Algérie

Au-delà de la mobilité des voyageurs, la ligne Alger-Tamanrasset répond à trois enjeux majeurs :

  • Désenclavement du Grand Sud : Offrir une alternative de transport moderne, sûre et accessible face au réseau routier et aérien.

  • Intégration et échanges commerciaux : Permettre le transport massif de marchandises et appuyer la vision d’intégration économique continentale vers les pays voisins (Niger, Mali, Tchad).

  • Valorisation minière et industrielle : Faciliter la logistique autour des zones d’extraction minière et des pôles économiques sahariens.

Mobilisation générale sur le terrain

Le chef de l’État a salué les efforts des ingénieurs, techniciens et entreprises mobilisés sur le tracé, estimant que l’aboutissement de ce vaste chantier concrétisera une ambition historique poursuivie depuis l’indépendance. La conduite des travaux à travers des zones géographiques complexes reste le principal défi technique, mais la détermination affichée au plus haut sommet de l’État vise à garantir le respect strict des échéances fixées pour 2028.

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