L’Algérie fixe le cap d’un véhicule 100% local à l’horizon 2028
Lors d’une rencontre majeure avec les chefs d’entreprises et acteurs économiques nationaux organisée au Centre international des conférences (CIC) d’Alger, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé une ambition stratégique pour l’économie nationale : commercialiser la première voiture 100% algérienne d’ici la fin de l’année 2028.
Cette déclaration marque une étape décisive dans le repositionnement de la politique industrielle du pays, visant à tourner la page des usines de simple assemblage au profit d’une véritable intégration nationale.
Un défi industriel majeur et un calendrier précis
Le président Tebboune a qualifié ce projet de pari national engagé par l’État. L’objectif principal est de s’assurer que les composants essentiels du véhicule, notamment la carrosserie, la mécanique lourde et le moteur, soient conçus et façonnés localement.
Les étapes de la feuille de route industrielle :
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Fin 2026 : Généralisation et consolidation de la fabrication locale de la carrosserie ainsi que de pièces de rechange courantes (plaquettes de frein, éléments plastiques).
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Horizon 2028 : Production complète des organes moteurs et des boîtes de vitesses sur le sol national, concrétisant la sortie du premier véhicule à très fort taux d’intégration.
« C’est un pari que nous tiendrons », a souligné le chef de l’État, invitant les acteurs économiques et les citoyens à faire preuve de rigueur et de patience pour mener à bien cette transformation industrielle progressive.
De la sous-traitance à l’intégration réelle
Pendant de nombreuses années, l’industrie automobile en Algérie a souffert des dérives du modèle SKD/CKD (assemblage de kits importés). La stratégie actuelle impose désormais un taux d’intégration exigeant et pousse à la création d’un tissu de sous-traitants locaux performants.
| Axe stratégique | Objectif visé |
| Sous-traitance locale | Fabrication locale du plastique, vitrage, câblage et systèmes de freinage. |
| Partenariats étrangers | Transfert de technologie structuré avec des constructeurs internationaux. |
| Souveraineté économique | Réduction de la facture des importations et préservation des réserves de change. |
En parallèle de ce grand projet national, les discussions engagées avec plusieurs constructeurs automobiles mondiaux visent à consolider l’écosystème local et à garantir un transfert effectif de savoir-faire aux ingénieurs et techniciens algériens.
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